DAVID BOWIEA Reality Tour +The Dandy Warhols. Paris-Bercy, 20&21/10/2003.

Bercy théâtre parisien de A Reality Tour, à priori, ça n'a rien de rédhibitoire.
Certes, le lieu a moins de charme qu'un entrepôt de Rungis un lendemain de grève des équarisseurs. Cependant la sérénité affichée par votre serviteur aux abords du POPB collerait la diarrhée à une délégation bouddhiste. J'ai confiance.
Notre Fin Duc Blanc a déjà su nous faire passer l'amertume de le retrouver dans ce genre de galerie marchande. Pour l'Outside Tour, notamment.
Espace transcendé, masse public en plan subjectif.
IL est capable de tout ça. C'est son minimum.
Passons sur la gestion ultra fliquée des files de spectateurs... L'intransigeance du staff interne laisse pantois. C'est une constante chez les intellectuels, aucune discussion possible.
Entrés par ce qu'il est convenu d'appeler le fin fond de la fosse d'orchestre, ma Charmante et moi ne tarissons pas d'éloges sur les produits proposés au stand Bowie Shop : mugs (brevetés Pier Import) et pyjamas en pilou flanqués du dernier logo Barnbrook Design.
Du meilleur effet. Idéal si vous avez des amis fans de Tin Machine à anniversairiser prochainement.
La fosse; buvette improvisée trop près des commodités; pressions puent-la-pisse, on est tentés de balancer la monnaie dans l'urinoir.
Ça baigne, on vous dit.
Qu'attendre des Dandy Warhols ici bas ?
La ponctualité, pour commencer.
20 heures 00 affirme mon billet ne garantissant pas de place assise. Courtney Taylor ne saurait faire mentir un sésame à 51€80. Merci, vieux.
Les mignons de Portland déroulent la progéniture illégitime de Sweet Jane ("this song's called Lou Weed", nous avaient-ils
prévenus) entretenue sur leurs 4 albums.
Ils sont bons. Appliqués, malgré tout.
Ils acceptent de bonne grâce l'avant-scène exigu et le son rachitique généreusement concédés aux premières parties.
Les Dandies ont pris l'habitude se flasher au Whiskey pur les veilles de gigs. On est moins regardant sur les égards réservés à son groupe quand on peine à se souvenir de son deuxième prénom.
I Am-Hang Over -It (calembours à l'usage des anglophiles ayant potassé Welcome To The Monkey House).
Bonne méthode.
On rallume.
Entendu à proximité : "Alors ce sont ces types que Bowie a rencontré dans les années 70 ? Ils sont aussi peintres, non ?".
Besoin de boire un coup.
Je croise un improbable tee-shirt "Johnny - Bercy 1995".
Besoin de boire un coup.
La culture pour tous, qu'ils disaient...
Pas la langue dans leur poche, les enfants de la sociale démocratie...
Pour dire quoi ???
Mais je m'égare.

Sur la scène, un film d'animation est lancé en contrepoint des habituelles réclames meublant les entractes.
C'est l'Intro, l'Ouverture et Jean Genie.
Délicate attention que d'amortir nos investissements sur les doubles ré-éditions digipacks de Alladin Sane et Ziggy Stardust (d'autres extraits en cours de set, complétés le lendemain)... 2 heures 30 (20/10) et 2 heures (21/10) de professionnalisme.
Setlists impeccables pour chavirer l'attente de 16000 personnes. Comblées. Heathen Live gagne à prendre de la bouteille, le groupe se montre bien plus percutant qu'au Zénith l'année dernière sur des partitions identiques : Sunday, 5.15 Angels Have Gone, Afraid,
‘Been Waiting for You, Cactus, Heathen : the Rays ressortent grandement revalorisés. Vivement que les Reality Scenes (bien nées) subissent la même maturation.
Tripotée de classiques convenus : Fame, Under Pressure, Fashion, Let's Dance... Applaudissements.
Couverture vidéo des différents axes en altitude. Grain arty 4 images/seconde.
Deuxième soir. Aguérris, on notera: All The Young Dudes, Hang On To Yourself, Sound & Vision...
Tribunes draguées de droite à gauche, proscenium largement investi.
"IL" est partout. A la fois.
Variations sur le catalogue Historique.
Craignant la saison propice aux épidémies Bowie fustige les miasmes grippaux et les guitaristes cyclothymiques: "Breaking Glass" (en mille morceaux), "Be My Wife" (et avorte)... Lowest phase.
Ambiance et anticorps plombés jusqu'au rappel. Magnanimes nous ne leur en tiendrons pas rigueur.
Les accrocs sont rares, les responsables humanisés.
Je ne rêvais pas d'un Eden virtuose. Seulement... Je suis assez nostalgique de l'unité narrative qui dominait les shows plus anciens, où chaque réinterprétation se greffait en extension sur les organes moteurs "Outside" ou le moins conséquent "Earthling":
"White Light / White Heat" scénographiait l'autopsie de Baby Grace... Se laisser prendre dans un "Quicksand" initiait à 7 années au Tibet.
Je fais référence au seul passage français de la tournée des festivals 97: "Rock à Paris". On avait à cette occasion assisté à la mise en boîte de tout un Parc des Princes dès les premiers pas de notre Duke dans la simple lumière d'une poursuite. Irréel.
"Quel que soit l'endroit", devait-on retenir.
Jusqu'au Désavoué Hours... Bowie s'adresse alors à d'autres, ceux auxquels je ne tiens pas le plus souvent compagnie, leur parle d'autres choses, dans d'autres conditions...
Oui, je râle. Je LE préfère ambitieux. Je LE raffole nivelant par le haut. Témoin généreux d'une avant-garde réappropriée.
20 et 21 octobre derniers : concerts en forme de compilation fragmentée selon un panel d'attentes liées aux divers degrés d'implication des fans dans son oeuvre: Bercy sera resté Bercy.
Ni plus ni moins.
"Et alors ?!" pensent certains.

eskimo.

Setlists:
20/10/2003.
The Jean Genie / New Killer Star / Fame / Cactus / China Girl / Fall dog bombs the moon / Hallo space Boy / Sunday / Under Pressure / White light, White heat / Ashes to Ashes / Fashion / Never Get Old / The Motel / 5:15 The angels Have Gone / Loving the Alien / Battle for Britain / Afraid of Americans / Heroes / Heathen (The Rays) / Bring me the Disco King / Changes / Let's dance / Suffragette City / Ziggy Stardust.

21/10/2003.
New Killer Star / Pablo Picasso / All the Young Dudes / I've been waiting for you / Fame / Cactus / China Girl / Hallo Space Boy / Under Pressure / Fashion / Afraid / Days / Sound And Vision / Breaking Glass / Be my Wife / I'm afraid of Americans / Heroes / Heathen (The Rays) / Always crashing in the same car / Hang on to yourself / Ziggy Stardust.


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 oui bowie c'est le plus génial!! moi j'adore presque tout de lui !! faut vraiment le découvrir en entier il réserve des surprise!! 04/05/2006 00:
 BONJOUR! Je m'appelle FABIAN ROTHMANN et j'ai 12 ans.
J'adore DAVID BOWIE, il me passionne et pourtant je le connais depuis peu. Je trouve que les albums REALITY et HEATHEN sont tous les deux formidables notamment SLIP AWAY, SLOW BURN, NEW KILLER STAR... J'attends avec impatience qu'il sorte un nouveau C.D.

FABIAN ROTHMANN Dijon (FRANCE)
15/03/2004 18: