THE CRAMPSFiends Of Dope Island Tour 23/09/2003 Live à l’ Élysée Montmartre, Paris.

Cette date parisienne de Lux & Ivy tirant leurs crampes sur le matelas du nouvel album
( sorti le jour de mon anniversaire, le meilleur des augures ) , je l’attendais à la manière du sage bambin comptant les heures la veille de Noël, persuadé que sa commande sera honorée.
Comprenez-moi bien; la situation est grave, depuis une troisaine d’années une ribambelle de figurants pour spot TV GAP se promène guitares en bandoulière et se gargarise à parler enregistrement mono analogique. No edit.
L’urgence était grande de raccompagner chacun des faussaires, qui à sa nourrice, qui à ses cours d’outrage par correspondance. Il fallait bien que ça arrive, que l’on finisse par les démasquer publiquement ces cuistres du faux vintage, ces poseurs ne sachant plus comment se débarrasser de leur intégrale d’ Oasis dédicacée pour mieux clamer leur amour de toujours au grand Rock’n’Roll.

Ceux qui étaient à l’Elysée Montmartre ce soir là, ceux dont les amis y étaient et qui n’échapperont pas au récit du concert mille fois remis à l’ouvrage, ne sauront plus montrer aucune complaisance à l’égard des opportunistes indignes de la Gretsch et des pantalons vinyle.
Machin y a reconnu les siens.
20 heures et des brouettes; ça part dangereusement: Tony Truand en ouverture, présente son Rockab’ Almanach Vermot à formation variable. À 2, 3 ou 4 ; c’est selon. Les musiciens eux-mêmes semblent se demander à quoi bon, quittent la scène
( découragement, problèmes diurétiques ? ), reviennent ( pas rancuniers )... Le public va raquer sa bière tiède en fond de salle.
21 heures moins pas grand chose; confirmation de nos intimes convictions : tout est toujours possible du côté du blues mutant. Il n’a jamais été plus pertinent qu’en ce moment, jamais plus nécessaire à ses clients. Un simple coup d’oeil à l’assistance : vrais punks qu’en pincent pour Siouxsie, faux anars à crêtes ( les retardataires ) , clones de Vince Taylor envapés Trichlo, psychobidules à Creepers... Les orphelins classés en sous-genres d’une fécondation accidentelle :
des petits blancs puceaux imitant des gros noirs polygames un soir de Spéciale
“ Horror-Classics “ de la Warner.
Ils sont là pour attester presque malgré eux d’un tronc commun aux branches réfractaires d’un arbre généalogique schizophrène.

Trav’ , Alcool, Chaînes et Bottes : le noster pater de la petite famille est entonné, l’église rassemble ses agneaux.
Très vite Lux Interior saute parmi les fidèles, se met à aboyer, dégaine une bouteille de Chardonnay coincée à sa ceinture et entreprend de rebaptiser tout le monde dans un grand moment de transcendance christique.
Poison Ivy dirige le choeur et la lecture du livret. Parfaite Lili Marlène sous mescaline, elle régurgite les canons du garage-rock en variant les formules d’un titre à l’autre. A ce régime Fiends Of Dope Island, largement représenté ( un bon tiers du set ), côtoie fièrement le répertoire historique ( à l’exception de Psychedelic Jungle ) que son groupe arpente.
Lux - crotale escaladeur d’enceintes - fait grande consommation de pieds de micro...se lacère les jambes pour ne garder qu’un pagne trop accidentel pour être pudique ...
l’imprécateur balance une série de slogans dada-billys ( “ Les politiques à la Bastille !!! “ ) rendus quasi inintelligibles par le bedeau préposé à la sono...avant de dédier Color Me Black à Johnny Cash ... Chopper Franklin, lui, a offert le plus disponible de ses deux biceps au regretté maître de la country... d’ une humeur à évoquer les disparus on regrettera qu’aucune mention, même vacharde, ne fut faite à Bryan Gregory, sur un Garbageman par exemple... Harry Drumdini , métronome admirable de stoïcité, tient ses petits camarades au plus près de la pulsation... jusqu’au Surfin’Bird littéralement plumé en clôture de show.

Pas encore 22 heures 30. Le boulevard Rochechouart, parvis occasionnel du lieu d’un culte plus mort-vivant que moribond, s’agrémente de nouvelles flaques aux relents acides ( foutue lager ! ) : les estomacs s’essorent pendant que les jambes hasardent une trajectoire vers les bouches de métro. On cherche des yeux Patrick Eudeline... Le gredin a dû s’éclipser sans attendre la fin de l’office... Dommage, car la question m’obsède :
qu’ y a-t il au bout du séminaire ?

eskimo.


Playlist :
Dames, Booze, Chains & Boots / Garbageman / Domino / Muleskinner Blues / Hang Up / Fissure of Rolondo / Papa Satan Sang Louie / Big Black Witchcraft Rock / It Thing Hard-On / Color me Black / Oowee Baby / New Kind of Kick / Let's get Fucked Up / The Hot Pearl Snatch / T.V. Set / Psychotic Reaction / Wrong Way Ticket /
Surfin Bird.


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 six ans d attente febrile ,un dernier album (dope island) jouissif(dope fiends boogie) les cramps prouvent a nouveau qu ils sont le rock and roll et tellement plus encore 11/11/2003 18:
 super critique, juste une question, connaissez vous la minette blonde au premier rang de tous les concerts rock garage parisien qui prend plein de photos. si oui, je serai intéressé par voir certaines des photos, notammeent, bob log, 20 miles, JSBX ou king khan, entre autres 16/10/2003 10:
 Bien le commentaire du concert des Cramps. Pauvres Parisiens ! 22 h 30 Fin du concert ...
J'en profite pour vous signaler l'éxistence d'un nouveau festival Rock à Vitoria,capitale du pays basque et nichée dans la montagne. J'y est vu un peu avant vous les Cramps,à 22h 30 on était encore aux tapas gentils,et les Cramps allaient passer et ensuite The Stooges ( au complet ) pour nous finir ... Grand moments !
Ambiance survoltée,concours de beautée,les Punkettes espagnoles valent le coup d'oeil...
Les morceaux classiques sont toujours aussi éfficaces,les nouveaux m'a fois,tournent bien.
poison ivy nous gentiment montré sa petite culotte noire,en saluant à l'envers ...
on a eu aussi droit à un strip tease lacèrant de lux, juché sur trois retours installés en podium olympien, le tout bien arrosé avec moultes bouteilles.On craignait un peu pour son équilibre après une tentative de suicide à la bouteille pleine enfoncée dans la gorge...
Bref le grand jeu,et un final délirant,séance de slide à la botine léopard,et j'en passe. On savait que s'était la fin , le pied de micro étant entouré au coup de Lux en collier décadent...
Bref,peut tu me rencarder sur des photos récentes.J'avais l'air bien con avec mon petit jetable sans flash pour pas me faire repérer,et en plus il a fait long feu, péllicule vierge ...
Oui, au pays basque on est pas fouillés à l'entrée ! Les flashs et les vidéos numériques s'en sont donné à coeur joie...
Je vais contacter les espagnols,mais peut tu me dégoter des photos du concert Parisien ?

Merci, à une prochaine.
09/10/2003 12: