Festival des Inrockuptibles - NantesL'Olympic - 9 Novembre 2002

Festival des Inrockuptibles - Nantes
L'Olympic - 9 Novembre 2002

Chaque édition du festival des Inrockuptibles à son lot de découvertes et de déceptions.

Ce samedi 9 novembre, le public s'était massé en nombre afin de pouvoir quantifier et apprécier le mini-buzz du moment.

La soirée débuta avec un chanteur leader à casquette de 22 ans (Simple kid) et se conclua avec un jeune du même acabit (The Streets).
Les concordances de personnalités se révèleront être multiples.
Simple Kid a un aspect gentil et peu farouche, il enchaîne ses morceaux agréables, sympathiquement.
Comme un jeune issu de l'Irlande d'en bas, à qui on aurait offert une guitare acoustique et un porte-harmonica, pour amuser la famille le dimanche et lors des fêtes de fin d'année. Il doit être désormais la fierté de ses parents, Noël approchant.

Etre Islandais est devenu une marque de fabrique et on soupçonnerait que cela sous-entende nécessairement, gage de qualité irréprochable.
Après les Sugarcubes, Sigur Ros, très récemment Quarashi (qui propose une fusion à la Rage Against The Machine...10 ans plus tard !), Mum, à son tour, tente sa chance.
La collection de chansons aussi douces les unes que les autres, laisse transparaître une fadeur désagréable.
Il ne suffit pas d'être originaire de la région de Reykjavik, pour déclencher une passion sans limites. L'album de Mum s'intule "Finally we are no one" et synthétise parfaitement ce que l'on retient de leur prestation : rien.

New York. La ville dont on parle, pour de multiples raisons : économiques, sociologiques, dramatiques et...musicales.
Le bassin créatif de Big Apple est le vivier de l'éternel recommencement. Certains perdurent dans une certaine confidentialité scandaleuse (Jon Spencer Blues Explosion), tandis que d'autres se retrouvent sous les feux de la rampe dès leurs premiers méfaits : The Strokes.

The Rapture, lookés comme les susnommés, ont écrit des morceaux très abrasifs, et difficiles à apprécier, avant de multiples écoutes.
La texture des titres se rapproche du jazz, la guitare étant reléguée au second plan et amenée à être utilisée surtout via les aigus. Sur scène, c'est pour le moment assez difficile à suivre.
Ne manquait plus à l'appel que l'une des têtes d'affiche du festival : Mike Skinner alias The Streets.
Une tentative de réponse britannique à l'hégémonie du hip-hop US dans le domaine de la culture de rue (la France est un des rares pays qui dispose d'une scène très développée et de multiples réseaux : médias, labels, disquaires, collectifs).
Ce jeune de 22 ans, qui a grandi dans l'Angleterre d'en bas, évoque sa vie au quotidien : ennui, manque de perspectives (No future de 2002 ?).
Muni de sa casquette et son micro maintenu haut, il démontre encore une fois que le hip-hop n'est guère visuel scéniquement.
Son album "Original Pirate Material" est joué live, avec un excellent bassiste qui génère le groove dont on avait besoin.
Toutefois, à la vue de ce show, on se dit que n'importe quel anglophile ferait l'affaire pour tenir les planches comme il le fait : très mal.

samuel charon - lnorahc@yahoo.fr
www.olympic.asso.fr
www.lesinrocks.com


22/11/00 Nouvel album live pour Neil Young (Lesinrocks.com)
16/11/00 New Rose à Paris (Lesinrocks.com)