Badly Drawn Boy - Le Trabendo - 27 septembre 2002

Talentueux et prolixe, Damon Gough l’est assurément.
Facétieux et imprévisible, on le devinait, à l’aune des performances dont il nous avait gratifiés pour la promotion de « The Hour Of the Bewilderbeast », galette qui lui permit de recevoir fort justement le prestigieux « Mercury prize ».

Mais de là à le voir sous une facette telle que celle offerte lors de sa performance du Trabendo, il y avait quand même une certaine marge : décousue à l’extrême et fort peu prolixe en instants de grâce, dont pourtant ses albums sont copieusement ornés, elle laissa la majorité des spectateurs, pourtant venus en nombre, arborer une moue plus que dubitative à son issue.

On ne pourra certes pas reprocher, lors de sa comparution au tribunal des apparitions désolantes, la générosité de l’artiste, resté quelque deux heures et demie sur les planches, mais son comportement ce soir-là tutoyait des limites que seul l’ami Gainsbarre pouvait autrefois approcher.

Manifestement entré sur scène dans un état d’ébriété qui ferait palir d’envie le plus fieffé chauffard, il ne se départit jamais tout au long de son set de verres sévèrement alcoolisés, régulièrement emplis par un manager aux petits soins, quand de généreuses bouffées de cigarettes mettaient au chômage technique, à son grand désespoir sans doute, le préposé aux effets pyrotechniques.

Fort heureusement, dans un show sans cesse entrecoupé d’interventions d’une fan britonne qui accompagnait plus que de raison dans ses périgrinations éthyliques ce soiffard d’artiste, quitte à rejoindre plus probablement couche aux urgences que suite royale, il y eut quand même un peu de musique…

On eut même la quasi-exclusivité de titres extraits de l’album à paraître « Have you fed the fish ? », assez convaincants dans l’ensemble, alors que les morceaux extraits de son premier album studio comme de la bande originale du film « About a boy » faisaient se pamer nombre damoiselles dans l’assistance, sans doute fort marries par ailleurs de la concurrence ourdie par leur « camarade » d’outre Manche.

Dans cet entrelacs de mélodies déjà intemporelles, souvent martyrisées ce soir-là par un « badly drunk boy » en pleins délires guitaristiques, on eut même droit à un revival psychédélique à la « Hair », puisque l’hymne baba-coool « Let the Sunshine » résonna come le plus beau des hommages dans cette assistante toute ouie aux fanges soixante-huitardes…

Même la fringante septuagénaire présente dans la foule n’y trouva à ce moment-là rien à redire : retrouvant sans doute dans cet air intemporel les douces fragrances de sa jeunesse, elle fit d’une pierre deux coups en s’insérant dans les foules bigarrées se pressant aux abords de la grande halle de la Villette pour la grande nuit techno, éblouie ce soir-là par l’incroyable fougue des 2 many dj’s.

Cette « résurrection » fut sans doute peu ou prou le seul fait de gloire du Gough : Et si finalement, ce n’était déjà pas pas si mal ?

Jérôme Crépieux – suenospolares@yahoo.fr


05/04/04 Star War Première Trilogie 
30/03/04 Supergrass fête ses 10 ans ! 
25/03/04 Sum 41 au Congo ! 
25/03/04 Steve Richards nous a quitté ! 
22/03/04 Streets est de retour avec un clip et prochainement une tournée 
16/03/04 Supergrass fait une virée en Angleterre 
15/03/04 Sevendust et Cold font équipe 
11/03/04 Slayer est retourné en Studio 
11/03/04 Sting prépare une virée avec Annie Lennox 
11/03/04 Slipknot annonce un nouvel album 


 

 
 
 ce badly, décidémment à éviter sur scène ! 17/10/02 11:25