Von Bondies & D4 & Datsuns - La Boule NoireParis - 13 septembre 2002

Aller voir un concert à la Boule Noire suscite toujours un questionnement. Les groupes à l'affiche vont-ils nous laisser un souvenir impérissable ? Va-t-il y avoir de l'affluence ? Comment sera l'ambiance ?

En s'approchant de la salle, on se rend compte que le public ne s'est pas déplacé massivement. On doute que le soleil, radieux pour la mi-septembre, ait eu un impact sur le choix des accros au rock'n'roll. Ces derniers ont certainement réservé leur soirée du vendredi 13 septembre, depuis des lustres.
Et puis on se résigne.

Le rock un peu fougueux, qui était censé faire peur aux parents, n'attire plus les foules, d'ailleurs il n'effraie même plus. Qu'importe, on se promet de soutenir cette musique coûte que coûte, parce qu'elle contribue à améliorer notre vie et tant pis pour les absents.

Tandis que l'on progresse dans la petite salle, on aperçoit promptement un des derniers défenseurs de notre chère musique du diable : le critique Philippe Manoeuvre en personne. On se découvre tout à coup une amitié infaillible avec celui qu'on lit depuis son adolescence.

Il a fallu s'habituer à cette Boule Noire. Son vieux parquet, ses quelques lustres anciens et sa scène basse. On se souvient d'un concert de Jesus Lizard et d'un morceau qu'on aimait plus que les autres. Mais une personne certainement mal intentionnée et beaucoup plus grande s'était volontairement placée, se rappelle-t-on, juste devant. Empêchant d'apprécier pleinement ce moment qui aurait pu être unique.

Mais on y revient. Malgré le son souvent exécrable et les tarifs des consommations. Peu ventilée, cette salle ressemble à un PMU un dimanche matin avant le grand prix d'Amérique : un lieu de communion où chacun est venu individuellement pour satisfaire sa passion et son souhait d'en sortir comblé.

Lorsque les lumières s'éteignent, ce sont toujours les mêmes réactions : certains cris, d'autres sifflent ou applaudissent. Et une dernière catégorie demeure silencieuse. Et chaque groupe investit alors la scène pour tenter de greffer un fragment de souvenir au sein de notre mémoire, à travers sa dextérité et sa désinvolture : ce qui se produit parfois.

samuel charon - lnorahc@yahoo.fr


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 j'ai l'impression ke vous parlez plus de la salle ke de leurs prestations. Comment étaient-elles? Et la setlist? Et l'attitude de chaques groupes? Comment etaient-ils? 05/01/03 00:45