Et ils créèrent une maison d'édition de polars...

Au départ de L'écailler du sud, ils étaient six, très branchés Marseille, qui se réunissaient pour parler littérature et envisager la création d'une revue consacrée au polar. Puis ils se sont dit que, tant qu'à faire, ils n'avaient qu'à créer une maison d'édition, l'entreprise ne nécessitant en définitive pas beaucoup plus d'énergie et de temps. C'était au début de l'année 2000. La décision prise, il leur restait à trouver un diffuseur : Harmonia Mundi, contacté, répond présent, sous réserve de recevoir les premiers livres trois mois plus tard et d'en recevoir régulièrement par la suite. Pari pris, pari gagné. Ils livrent à temps les premiers opus. Aujourd'hui, L'écailler du sud affiche 17 polars, plus une dizaine de spéciaux, dont le dernier s'intitule The Guide of the Provence.

Pour François Thomazeau, l'un des piliers du projet, journaliste sportif de son état dans une grande agence de presse, il s'agissait à l'origine d'écrire du "polar déconnant". L'appellation "déconnant" ne doit cependant pas tromper : il ne s'agit pas de faire du sous-polar vite fait bien fait, genre polar de gare lu pendant un voyage en train, bien au contraire. L'objectif est juste de ne pas se prendre au sérieux. Le nom de la maison d'édition est symptomatique de l'état d'esprit : il fait bien sûr référence aux feux respectés Cahiers du Sud, un humour que d'aucuns en Provence-Alpes-Côte d'Azur ont paraît-il moyennement apprécié...

A ce titre, la lecture de l'opus "Qui a occis le curé" signé François Thomazeau ou de "Roman pour midinette", sous la plume de Thierry Reboud, permet d'éclairer au plus près l'esprit. Cela posé, au terme de deux ans d'existence et malgré un terrain vague assez vaste, la jeune maison, toujours par la voix de son porte-parole, veut déjà élargir son horizon. Ainsi, "Trente loups gris" (de José Joachim Sebastiano Valdez) ou "Rey" (Thomas Labat), l'histoire d'un ogre dévorant des enfants, traduisent cette ouverture. Le premier est un polar assez classique, le second, qui entre bien dans ce côté déconnant par certains aspects, peut aussi entrer dans une catégorie plus sombre. Troisième fenêtre, François Thomazeau aimerait développer l'ouvrage réalité. Quai du Belge, biographie du Francis par - excusez du peu - le vrai Omar Charif, illustre ce volet, et est d'ailleurs à ce jour la meilleure vente de L'écailler du sud. Enfin, et il faut espérer que ça continue, The Guide of the Provence, oeuvre de Philippe Carrese et de Jean-Pierre Cassely, est, comme son nom l'indique, un guide sur la région, avec ce zeste de décalage qui caractérise L'écailler du sud. Le tout forme donc un parcours éditorial à suivre avec attention, en toute décontraction bien sûr...

M. N.




 

 
 
 Je voudrais créer une maison d'édition, voudriez-vous me donner des renseignement et des conseils à ce sujet ?

Mes salutations.
22/05/03 03:53
 Hello mon oncle ( Michel M.R) 29/01/03 14:53
 Je cherche à créer une maison d'édition et je voudrais savoir où je peut me renseigner pour connaitre les démarches à suivre.

Merci de me renseigner.
08/10/02 22:46