Tindersticks - Grand Rex - 11 Octobre 2001

Le billet du concert annoncait "an evening with tindersticks & string ensemble". On pouvait s'apercevoir, d'ailleurs, que certains avaient sorti leurs plus belles toilettes, afin de célébrer la soirée.

Seul David Kitt, vaillante première partie chargé de faire patienter les convives, s'est incursé dans le tête à tête programmé entre la bande à Stuart Staples et son public français, dans l'univers feutré et classieux du Grand Rex.
Le cinéma des Grands Boulevards, après avoir accueilli récemment les pontes de la pop mondiale (Radiohead, Björk...), ouvrait ses portes à la musique du groupe anglais, qui sied à merveille avec le cadre raffiné du lieu.

Accompagné d'un ensemble à cordes, qui avait mobilisé quatre bus, les amis de Claire Denis, dont ils ont signé deux bandes originales de films ("Nénette et Boni" et "Trouble every day"), refaisaient leur apparition scénique, après avoir envoûté le centre Pompidou en mai dernier, à l'occasion de la sortie de leur cinquième album studio "Can our love...".

Signés récemment sur le label Beggar's banquet, après avoir été invités à quitter Island records (propriété d'Universalmessier), Tindersticks s'excusait, à travers des flyers diffusé aux alentours de la salle, d'avoir tant fait patienter son public.
Rares sont pourtant les groupes, qui ont été aussi productifs que ces derniers et proposés autant de titres aussi lumineux.

A peine apparu sur le devant de la scène, il a suffi que Stuart, la barbe naissante et vêtu d'une chemise ample claire, prononce quelques mots pour que toutes (et tous !) chavirent : personnage ambivalent, il transparait chez lui à la fois de l'humilité, ses timides "thank you" chuchotés à la fin des morceaux et mais aussi et paradoxalement un charisme indéniable, le public réagissant spontanément à sa voix et à ses mouvements.

Faiseur de miracles sur l'auditoire, Mr Staples, le reste du groupe ainsi que la formation à cordes proposaient une orchestration des grands soirs.

D'ailleurs, aussi bien les nouveaux morceaux que les classiques extraits de "the second album" ou de "curtains", laissaient le spectateur pantois d'admiration devant une telle intensité et la sensation d'être transporté dans un univers, fait de velours, de volupté mais aussi de soubresauts, dont on n'a pas envie de partir.

samuel charon - lnorahc@yahoo.fr


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