Hefner / Preston School of Industry - 8 Octobre 2001 - Nouveau Casino

Qui ose encore franchir l'Atlantique pour divertir les petits frenchies, un frais lundi soir d'octobre ?

On ne compte plus les annulations de tournées françaises de groupes très prometteurs (Strokes), confirmés (Weezer), sur le retour (Cake), ou encore de faux rebelles-méchants (Pantera, dont le frontman est orné sur le poitrail d'un "unscarred" - même pas peur - en VF !).

Heureusement il existe encore une réelle scène indépendante, qui ne s'inquiète pas du contexte actuel, pour aller et venir en Europe.

Programmés au Nouveau Casino, lieu de musiques actuelles qui a opté délibérément de proposer une programmation pop très pointue et de grande qualité (Man or astroman ?, Dum dum boys, Stereolab... s'y sont déjà produits), Hefner et Preston School of Industry en sont deux dignes représentants.

Hefner, bien qu'auteurs de 4 albums remarqués, remarquables, et réalisés à la vitesse de la lumière, n'assuraient ce soir là, "que" la première partie de cette soirée indie-rock.

On ne peut s'empêcher de rapprocher le timbre de voix du leader, à celui du chanteur des Violent Femmes, Gordon Gano - par ailleurs producteur à ses heures perdues des deux albums de Louise Attaque - ainsi que la manière de composer des ritournelles country-punk, auxquelles on adhère immédiatement.

Un groupe enthousiaste, encore en quête de reconnaissance, qui fait partager sa bonne humeur. A découvrir et à écouter absolument.

Après un changement de matériel scénique, au son du "Live from mars" de Ben Harper, Scott Kannberg, feu bassiste de Pavement, et ses nouveaux amis de la Preston School of Industry investissaient la scène du Nouv'Cas'.


Afin de démontrer au public présent et averti qu'une seconde vie peut débuter après avoir fait parti d'un groupe culte et influent.

L'album solo de l'ancien vocaliste à tendance crooner-bancal Stephen Malkmus, n'ayant eu qu'une carrière éphémère, c'est peut être le joker de la PSOI qui va finalement le mieux tirer son épingle du jeu des déchirantes séparations.

Se référant au son d'Echo and the Bunnymen, Scott, soucieux de parité, a proposé à une jeune femme "joanjettisante" (cf I love rock n'roll) d'assurer la lead guitare et celle-ci relativement contenue tout au long du set, s'en donnera à coeur joie au cours de deux rappels où celle-ci se déchainera au nom de la rock n'roll attitude (cf notre Johnny national).

Les autres musiciens ne seront pas en reste, assumant pleinement leur rôle d'attraction de la rentrée 2001, notamment au titre du groupe à voir.L'affluence le prouva aisément.
Attachant, mais peu compréhensible - accent américain rural - PSOI a promis de revenir vers le mois de décembre, quoi qu'il arrive.

Concluant sur un "T.O.F.F" - Time off for fun - d'anthologie et visionnaire, leur leader nous rappelait, à l'instar d'Hefner, qu'un stand proposait des t-shirts à leur effigie en direction de la sortie !!

samuel charon - lnorahc@yahoo.fr


04/12/03 Alice Cooper : une étoile est née sur Hollywood ! 
19/09/02 Pavement termine un double DVD